08/11/2017

CENTRO Y PERSONAS

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A partir de finales del 2010, Trimukhi Platform obró a la construcción de un Centro Cultural Comunitario dedicado a las creaciones artísticas contemporáneas en la comunidad indígena Santalí de Borotalpada, a 230 kilómetros al suroeste de la ciudad de Calcuta, en el Bengala Occidental, India. El 28 de octubre 2011, dieciocho familias de la comunidad indígena integrantes de Trimukhi Platform iniciaron los trabajos de construcción. A mitad de octubre del 2013, el paso cercano de un ciclón derrumbó el techo y parte de las paredes. La reconstrucción empezó el 5 de enero 2014. El 20 de julio, el edificio principal estaba cubierto. El 11 de marzo 2016, se terminaba de transformar lo que era la oficina en una plataforma para las artes vivas. En abril, se adecuó una de las salas para que ahí pudieran usarse las computadoras. A cerca de esta aventura, única y alegre, el antropólogo francés Marc Hatzfeld escribió en Julio 2012: Solemos creer que es la araña la que teje su tela ¿pero si fuera más bien a la inversa y fuera la tela-araña la que surge a la luz del amanecer para hacer trabajar a la araña? Después de todo, ¿cómo saberlo? De la misma manera, ¿no será el Centro cultural de Borotalpada el que teje ya mismo una red de relaciones frágiles y llenas de futuro entre campesinos indígenas Santalí, artistas e intelectuales de Calcuta, donantes de Francia, Alemania, España y otras tierras, artistas mexicanos o franceses, niños que juegan al borde de la selva y la comunidad? Dejémonos entonces ser tejidos juntos por el Centro cultural en devenir: cada quien su parte, cada quien su tiempo, los que amasan la arcilla, los que aportan sus cincuenta euros, los que dibujan los planes, los que impulsan, los que viajan todavía y los que bailan ya. La primera obra de este Centro es sin duda el tejido de emoción, inteligencia, generosidad y sueño que hace brillar este pequeño trozo de mundo a la luz de otro amanecer.

Cuando se lanzó el proyecto del centro cultural, Jean-Frédéric Chevallier, Girish Soren y Falguni Hansda realizaron una encuesta casa por casa en la aldea. La pregunta era simple: si el Centro Cultural llega a existir, tal como todos han pedido, ¿qué quieren que suceda allí? En las respuestas, se oían dos dinámicas complementarias: por un lado, el deseo de mantener vivas singularidades culturales propias y, por otro lado, el deseo de descubrir otras formas artísticas, es decir el deseo tanto de profundizar singularidades como de ser enriquecido por la multiplicidad, una dinámica alimentando la otra por supuesto. También fue significativo que los habitantes de Borotalpada eligieron con el dinero recaudado iniciar la construcción en vez de comprar tierra adicional. Es que primero hacía falta un lugar desde el que recibir a otros, hablar entre todos, conocerse, compartir, inventar juntos. Y, ya que sí pues, Trimukhi Cultural Centre existe, incrementa cada dia más la voluntad de participar en proyectos que requieren viajar, aventurarse a descubrir otros mundos y otras personas.

 

 

COMITÉ DE DIRECTION


Sukla Bar Chevallier est née en Inde en 1973. Après une licence en littérature bengalie, une autre en commerce (Université de Calcutta), elle dirige pendant 4 ans une maison d’accueil pour étudiantes issues de villages défavorisés du Bengale, puis, pendant 4 ans encore, un projet alternatif d’éducation destiné aux enfants des zones tribales exclus du système scolaire. Elle a travaillé également à Chicago (USA) dans des foyers d’accueil pour enfants de migrants.  Elle reprend des études à l’Université Indira Ghandi, New Delhi et obtient un Master en travail social. Le sujet de son mémoire était L’organisation sociale dans un village santhal: une source d’inspiration pour le travail social ? Une fois Trimukhi Platform lancée, organisation qu’elle a co-fondée avec Jean-Frédéric Chevallier et 18 familles du village santhal de Borotalpada, ses activités n’ont cessé de se multiplier – par exemple :  responsable logistique sur le tournage d’un documentaire, « théoricienne postmoderne » lors d’un colloque international, «facilitatrice chaleureuse» pour des ateliers de créations, pour des recherches socio-anthropologiques, ou pour des répétitions avec des artistes mexicains ou espagnols, « conceptrice » d’installations sonores et même « actrice » dans deux dispositifs théâtraux : Nous n’habitons plus les paysages (France) et Per Ruptam Silvam (Inde). De manière plus officielle : elle est secrétaire générale et productrice exécutive de Trimukhi Platform,  ainsi que co-responsable, avec Motilal Hansda, des relations humaines dans le village de Borotalpada. Elle a récemment partagé au Québec ses réflexions sur son parcours de vie. Elle intitula sa conférence : Du travail social au travail pour les arts : Trimukhi Platform en Inde.


Comme Jean-Frédéric Chevallier est né en France en 1973, c’est-à-dire peu après mai 68, il a reçu une éducation excessivement stimulante. Il a certes depuis quasiment abandonné la guitare, le dessin, l’invention culinaire et la construction de robots, mais il continue, entre autres choses, à mettre en scène des spectacles où s’entrecroisent la danse et le théâtre (dernier en date, co-dirigé en Inde avec Surujmoni Hansda, une jeune villageoise santhale âgée de 15 ans: Essay on Seasonal Variation in Santhal Society), à réaliser des films-essais (exemple franco-indien: Drowning Princess, co-réalisé avec la chorégraphe Maïa Nicolas – DVD L’Harmattan, 2009), concevoir des installations d’art vidéo (exemple, en bord de rivière au Québec puis de lac en Inde : Try Me Under Water), écrire des livres en français (dernier en date: Deleuze et le théâtre. Rompre avec la représentation, Les Solitaires Intempestifs, 2015) ou en espagnol (exemple mexicain: El Teatro hoy : una tipologia posible, Paso de Gato, 2011), passer, de temps en temps, quelques jours dans la communauté œcuménique de Taizé, dicter – des Indes aux Amériques via l’Europe – des conférences qu’il espère stimulantes, coordonner un festival très « contemporain » dans un village tribal du Bengale, et ainsi de suite. Mais, quand il faut avoir l’air sérieux, Jean-Frédéric Chevallier se borne à expliquer succinctement qu’il est metteur en scène et philosophe, qu’il a trois maitrises (études théâtrales, philosophie et sociologie) et un doctorat (études théâtrales et philosophie), qu’il a enseigné brièvement (2 ans) à l’Université de la Sorbonne Nouvelle et, plus longuement, (7 ans) à l’Université Nationale du Mexique et que, vivant depuis 2008 ans en Inde, il y co-dirige, avec sa femme Sukla Bar, l’organisation à but non lucratif Trimukhi Platform et la revue bilingue Fabrique de l’artFeu Faux Lait en Francia (1992 – 2002), Proyecto 3 en México (2000 – 2009) y ahora Trimukhi Platform en India son tres momentos de un mismo gesto artístico y, tal vez también, de una misma disposición social. Este gesto y esta disposición se han ido desplazando, enriqueciendo, profundizando.


Chintamoni Hansda a fêté ses quinze ans le 12 mars 2016 en pleines répétitions générales. Son anniversaire faisait d’ailleurs partie du programme et elle a partagé son gateau avec la bonne centaine de spectateurs présents. Elle avait commencé plutôt tôt : en 2008, elle participait déjà à Monsoon Night Dream et en 2012 à I Saw The World Resting Within Itself. Elle a participé ensuite aux spectacles Bachchader ExperimentumEssay on Seasonal Variation in Santhal Society et au parcours Try Me Under Water. Elle a suivi trois sessions de formation aux métiers de arts et l’atelier Créature de Chair et de papier. Au cours des spectacles, elle s’occupe aussi du lancement des tracks son et vidéo depuis l’ordinateur.

 


Dhananjoy Hansda, est le premier de Borotalpada à être né dans une clinique. C’était en 1997 et c’est la raison pour laquelle il a été surnommé « docteur ». Il a participé à Essay on Seasonal Variation in Santhal SocietyTry Me Under Water et Serendipity. Il a également participé à la construction du Centre culturel et a collaboré à la préparation de l’installation Flying Bamboo. Il était en charge de la vidéo live pour Bachchader Experimentum ainsi que des archives vidéos de la Nuit du Théâtre 9 • La Nuit des Idées. Il a suivit les ateliers Lumière & regard 1 et 2, ainsi que les sessions de formation aux métiers des arts. Il est cette année coresponsable avec Sukul Hansda du Centre Culturel. Il continue aussi à être en charge des registres vidéo.

 


Dhani Hansda, née en 1999, dans le village de Borotalpada. Elle a participé à la manœuvre radiophonique Psychogéöhörspiel II, aux spectacles de danse-théâtre Essay on Seasonal Variation in Santhal Society et Monsoon Night Dream ainsi qu’au parcours nocturne Try Me Under Water. Elle était, avec Dulal Hansda, en charge de la lumière sur Bachchader Experimentum. Elle a suivi l’atelier Lumière & regard 1 et les sessions de formation aux métiers des arts. Resistant à la tentation de se marier trop tôt, elle est assistante de production depuis 2016.

 

 


Dulal Hansda, né en 2003, dans le village de Borotalpada. Il a participé à  Bachchader Experimentum, Psychogéöhörspiel II, Essay on Seasonal Variation in Santhal Society et Try Me Under Water. Il a suivi l’atelier de mouvement et dessin Créature de Chair et de papier , celui de création photographique  Lumière & regard 2 ainsi que l’ensemble des sessions de formation aux métiers des arts. Il est assistant metteur en scène depuis 2016.

 

 


Joba Hansda, née en 2001 , dans le village de Borotalpada. Elle a participé à Monsoon Night Dream, Per Ruptam Silvam,  Bachchader ExperimentumIf Each Day I love You More, One Day Will You Explode?, Psychogéöhörspiel II, Essay on Seasonal Variation in Santhal Society et Try Me Under Water ; suivi l’atelier et les sessions de formation aux métiers des arts. Elle préfère être « actrice » à tout autre chose. Elle est également en charge du planning du comité de direction.

 

 


Ramjit Hansda, né en 2002, dans le village de Borotalpada.  Il a participé à  Bachchader Experimentum, Essay on Seasonal Variation in Santhal Society, Try Me Under Water et Psychogéöhörspiel II. Il a suivi l’atelier Créature de Chair et de papier ainsi que les sessions de formation aux métiers des arts. Il est assistant metteur en scène de Surujmoni Hansda depuis 2016. Il s’oriente vers la danse contemporaines et la philosophie.

 

 


Surujmoni Hansda est née en 2001. Elle est intervenue brièvement dans Monsoon Night Dream puis beaucoup plus conséquemment dans Guignol’s dol et Bachachder Experimentum. Elle a participé au long tournage de la vidéo 9 pistes projetée dans Try Me Under Water. Pour Essay on Seasonal Variation in Santhal Society et Try Me Under Water, outre qu’elle intervenait, elle était aussi co-metteuse en scène avec Jean-Frédéric Chevallier. Elle a suivi le double atelier Créatures de chair et de papier ainsi que trois des sessions de formation aux métiers des arts. Elle préfère les chorégraphies du français Franck Michelletti aux mises en scène de l’italien Romeo Castellucci, car, certes, ces dernières sont d’excellentes factures, mais trop empruntes de noirceur de de tristesse pour son goût.

 


Salkhan Hansda, né en 1998, dans le village de Borotalpada. Il a éclairé The Thing That Happens When We Aren’t Theatre, a participé à Per Ruptam Silvam, Serendipity,  Bachchader Experimentum, Essay on Seasonal Variation in Santhal Society et Try Me Under Water, ainsi qu’à la construction du Centre culturel et de l’installation Flying Bamboo.  Il a suivi les ateliers Lumière & regard 1 et 2, et les sessions de formation aux métiers des arts. Si, certains mois de l’année (quand le centre culturel n’est pas en activité), il doit s’absenter et aller s’employer comme ouvrier dans telle ou telle usine, c’est pour aider financièrement ses parents à terminer la construction de leur nouvelle maison.

 


Sukul Hansda, né en 1998, dans le village de Borotalpada . Il a participé à  Bachchader Experimentum, Psychogéöhörspiel II, Essay on Seasonal Variation in Santhal Society et Try Me Under Water.  Il a suivit les sessions de formation aux métiers des arts. Depuis 2016, il est chargé de la régie technique des spectacles et il est, pour cette l’année 2017, co-responsable du Centre culturel avec Dhananjoy Hansda. Il se spécialise en art sonore.

 

 


Pini Soren est née en 2004 à Borotalpada. Si elle la plus jeune de l’équipe, elle a néanmoins participé déjà à cinq spectacles produits par Trimukhi Platform (le premier étant The Thing That Exists When We Aren’t There), un atelier, un film et quatre sessions de formation aux métiers des arts.  C’est d’ailleurs elle qui a motivé les autres filles à participer à ces sessions. Actrice engagée, avec une présence d’une rare subtilité, elle entend travailler toute sa vie sur la scène.

 

 

QUELQUES-UNS DES MEMBRES DE L’ÉQUIPE DE COORDINATION


Bhudray Besra, est né en 1990 mais pas à Borotalpada. S’il y a finalement été responsable du Centre Culturel, et ce durant deux ans, c’est qu’il est tombé amoureux d’une jeune fille de Borotalpada dont le père et la sœur avait participé à Monsoon Night Dream. Bhudray a aussi été dramaturge et assistant mise en scène pour Bachchader Experimentum. PourEssay on Seasonal Variations in Santhal Society il s’est occupé des recherches biographiques et pour la Nuit du Théâtre 9 • La Nuit de idées, de la traduction en santhali des capsules philosophiques « qu’est-ce que l’art? » et « qu’est-ce que la pensée? ». Il a suivi aussi un atelier de création photographique et l’ensemble des sessions de formation aux métiers d’art.  Il fait maintenant du soutien scolaire pour gagner sa vie. Il adore écrire et est heureux qu’il y a une dizaine d’année les téléphones portables n’étaient pas encore la norme, ainsi il a pu faire la conquête de sa femme par écrit : « les lettres d’amour, c’est beaucoup mieux que les conversations téléphoniques », assure-t-il.

Falguni Hansda habite dans le village Santhal de Borotalpada. Mère de trois enfants, elle s’emploie comme travailleuse agricole journalière et comme cuisinière de l’école primaire locale. Elle est Vice-présidente de Trimukhi Platform. Elle a participé, comme intervenante, au Séminaire préambulaire en 2011 et, comme actrice, à Monsoon Night Dream en 2008-2009, à Guignol’s dol en 2012, The Thing That Exist When We Aren’t There en 2013, Buru Jatra et Going Through This Place Now en 2017.

Motilal Hansda est le mari de Falguni. Il est le « Parani » du village, ce qui peut se traduire par : « responsable du maintien de la fluidité des relations entre les personnes ». Par exemple, lorsqu’une femme bat son mari ou l’inverse, c’est lui qui s’en occupe. Ou bien encore : lorsqu’en période de répétitions, un rite santhal doit être réalisé, c’est lui aussi qui aménage temps et/ou espace pour que rite et répétition aient lieu. Il a été musicien pour  le spectacle Monsoon Night Dream, danseur sur The Thing That Exist When We Aren’t There, a participé activement à la construction du Centre culturel, a suivi les deux ateliers de créations photographiques Lumière & Regard et s’est chargé de l’introduction en Santhali de la Nuit du Théâtre 9 • La Nuit des Idées. C’est l’homme le plus savant et le plus sage de l’équipe de coordination.

Kalicharam Hembrom habite dans le village Santal de Borotalpada. Il est agriculteur et acteur. Il est intervenu dans les spectacles Monsoon Night Dream et Guignol’s dol. Il est membre du bureau de l’association Trimukhi Platform où il est en charge des questions administratives locales. Dans sa maison, sont logés les invités de Trimukhi Platform. A chacune des Nuits du Théâtre, il s’assure, du couché du soleil à l’aube, que le village entier est dans la paix.

Chandrai Murmu est né en 1990 dans un village santhal certes, mais pas Borotalpada, un autre, situé à 200 kilomètres au sud-ouest de Calcutta. Adolescent turbulent et implacable contre les plus petites injustices, il réussit à passer de justesse l’équivalent du BEPC puis obtient un diplôme d’artisan ferronnier. Il s’emploie souvent comme ouvrier qualifié dans des usines ou comme travailleur agricole journalier dans les champs. Il a été le coordinateur du Centre Culturel. De fait, c’est à lui qu’incomba la responsabilité d’organiser les travaux de réparations du Centre après le passage du cyclone Phaulin en 2013. Il a participé comme performer à I Saw The World Resting Within Itself (2012) du metteur en scène mexicain Hector Bourges et, avec Jean-Frédéric Chevallier, à The Thing That Exist When We Aren’t There (2013) et Per Ruptam Silvam (2014). Il a assuré la régie technique pour les Nuit du Théâtres 6, 7 et 8. Lors de la Nuit du Théâtre 9 • La Nuit des Idées, il était l’assistant technique de la chorégraphe espagnole Cuqui Jerez et de l’artiste sonore canadien André Eric Létourneau. Il a suivit l’atelier de création photographique Light & Sight avec l’artiste mexicain Alejandro Orozco et trois des sessions de formation aux métiers des arts.

Chamru Soren fut un temps aide-éducateur à Borotalpada, musicien (harmonium traditionnel, percussion santhal) et acteur (pour les concours dramatiques santhalis qui à l’époque faisaient florège), tout en restant agriculteur à mi-temps. Depuis qu’il s’est marié, en 2009, il a ouvert boutique : il tient un stand d’huile sur les marchés des environs. Mais, avant que de sombrer dans les préoccupations d’ordre commercial, il avait pu participé à Monsoon Night Dream, à I was the world resting within itself, aux premiers sessions de tournages du film qui donnerait lieu finalement à Try Me Under Water, et contribuer, par son travail bénévole et son savoir faire pour tailler les murs de terre, à la construction du Centre Culturel. D’autant qu’il était l’un de ceux, sinon celui, qui le premier avait posé cette question à Jean-Frédéric Chevallier : « pourquoi ne pas construire un centre culturel ? » Sa femme Sunita, elle, a pu suivre le premier atelier de création photo Lumière & Regard. Tous les deux, Sunita (comme danseuse) et Chamru (comme musicien) ont participé à Buru Jatra durant la Nuit du Théâtre 9 • La Nuit des Idées.

Girish Soren est originaire du village santhal d’Anlakara. Licencié en lettres et diplômé en langue santhali, il a été assistant de Jean-Frédéric Chevallier et Sukla Bar de 2008 à 2012, en particulier pour les spectacles Monsoon Night Dream à Borotalpada puis Calcutta, et Guignol’s dol. Il a participé très activement à la construction du Centre culturel. C’est lui également qui introduisait les évènements des Nuits du Théâtre 5 et 6. Il a participé à l’atelier de création photographique Light & Sight. Il a décroché depuis un emploi de policier rural. Il continue de conseiller, avec pertinence et application, l’équipe de coordination.

Sumi Soren est la grande sœur de Pini. Elle a participé à Tierra Roja lors de la Nuit du Théâtre 6, Bachchader Experimentum lors de la Nuit du Théâtre 8 puis ensuite à Calcutta, et aux répétitions générale d’Essay on Seasonal Variations in Santhal Society. Reste que comme son père, âgé, est tombé malade, et que son frère ainé n’est pas trop porté sur le travail, elle doit s’employer comme ouvrière dans une petite usine locale de sorte d’aider sa famille et permettre à Pini de continuer l’aventure sur scène.

 


Au total dix-huit familles de Borotalpada sont membres de Trimukhi Platform et, à ce titre, prennent part à l’organisation des activités ainsi qu’aux prises de décisions relatives aux choix de ces activités: Bhudray & Sunita Besra, Jean-Frédéric et Sukla Chevallier, Delko & Kanai Hansda, Falguni & Motilal Hansda, Ganesh & Maloti Hansda, Parboti HansdaSita & Rotikanto Hansda, Kalicharam & Mado Hembrom, Sombari & Jogeswar Hansda, Tibru & Panmoni Murmu, Bosanto Soren, Chamru & Sunita Soren, Mulukchand & Monica HansdaPanmoni & Phothoram Hansda, Chita Hansda, Subol & Fulmoni Soren, Ramchandro & Sunia Soren


 

 

LES COLLABORATEURS EXTÉRIEURS (AYANT ÉTÉ) ASSOCIÉS DEPUIS 2008


Tania Barberán, linguiste et photographe,  Mexique
Gwenael Barraud, enseignante, France
Somasree Basu, écologiste, Inde
Florence Bougnoux, architecte, France
Hector Bourges, metteur en scène, Mexique
Nathali Buenaventura, artiste visuelle, Colombie
Abraham Calvachi, artiste sonore, Équateur
Samantak Das, professeur de littérature comparée, Inde
Bertha Diaz, essayiste, Équateur
Sandra Gomez, chorégraphe, Mexique, Colombie
Marc Hatzfeld, anthropologue, France
Cuqui Jerez, chorégraphe, Espagne
Anjum Katyal, muséographe, Inde
Dimple Kaur, chorégraphe, Inde
Damayanti Lahiri, pédagogue, Inde
Fui Lee Luk, traductrice, Australie, France
André Éric Létourneau, artiste sonore, Canada
Arup Mahato, chorégraphe, Inde
David Mangin, architecte, France
Patrice Maniglier, philosophe, France
Julien Nénault, essayiste, France
Agathe Nieto, éthno-cinéaste, France
Alejandro Orozco, artiste visuel, Mexique
Paola Ospina, actrice, Colombie
Lorena Rojas, danseuse, Mexique
Sunandan Roy Chowdhury, éditeur, Inde
Andrés Solis, artiste sonore, Mexique
Rogelio Sosa, artiste sonore, Mexique
Beatriz Vaca Domínguez, économiste du développement, Mexique